d’Alcudia  à  Ibiza

(juillet - août 2006)

 
Première escale :


Cala Molto

Avant de quitter la côte nord, petite escale dans la très belle Cala Molto où chacun  retrouve une activité normale !!!

Rémy teste avec succès notre ancien moteur d’annexe enfin réparé grâce aux connaissances de Pierre (Kyrimba)… et ça marche !...



Après 1 an à la rame, nous voici avec 2 moteurs... ça peut toujours servir !!!

Cette cala est en effet très calme… mais uniquement de 19 heures au lendemain midi ?!

 

Dans la journée, alors que certains optent pour des loisirs en accord total avec la nature,

 

Et que les promènes «c……. » , pardon «touristes», font une halte baignade (ça encore, on peut comprendre).

D’autres optent pour le bruit et ceci n’est pas sans nous rappeler Alcudia.

Il suffit de l’arrivée d’un seul et énorme yacht ... et le charme est rompu !

Celui-ci  nous fit profiter toute la journée du bruit assourdissant de son puissant hors-bord et de ses 2 jet-skis.

   

Un autre voulant probablement rivaliser question effet sonore, lanca à fond son moteur afin de nous offrir une démonstration de ski nautique.

Tout ceci en plein cœur de la cala, faisant le tour des voiliers, moteurs à fond et totalement indifférents aux baigneurs!!!

Vivement ce soir!
. . .

Nous poursuivons notre descente de la côte Mallorquine.

  Des calas comme celle-ci sont rares.



Ceci est hélas beaucoup plus fréquent.

Même si l’on voit  ceci depuis plus d’un an, on ne peut se faire à l’idée que ce saccage de la nature est organisé par le seul être vivant soi-disant doté d’intelligence ?!

2ème escale :
Portocristo

Joli d’un côté…                                                  ... beaucoup moins de l’autre.

Nous jetons l’ancre dans l’avant port, devant la grotte.
A l’entrée de celui-ci se dressent des pavillons de toute nationalité… seul le drapeau français manque à l’appel.
On constate aussi que la majorité des voiliers mouillant dans l’avant port bat pavillon français. Ceci explique peut-être cela !
Mais quand l’on connaît le prix exorbitant d’une place au port, … ?!

Et là, nous nous demandons si, après la série «problèmes moteur et drosses»,
nous n’entrons pas dans la série «problème de voisinage» !

Après qu’un espagnol et un anglais, les ancres ayant décroché en pleine nuit à Alcudia, nous soient «tombés» dessus, c’était cette nuit le tour d’un américain… et cette fois pas des moindres…  
 … un bateau alu de 16 mètres 50!

Non mais il suffit !!! - Vous allez nous laisser dormir !!!

Anecdote : Cet américain, âgé de 75 ans, navigue avec son épouse depuis 20 ans. Après avoir dérapé et atterri sur notre delphinière, sans toucher à son ancre, il se contente de réduire sa chaîne, nous laissant cois.
Si son ancre n’a pas raccroché, nous devrons de nouveau repousser ce monstre au risque d’être entraîné par lui sur la grotte.
Le lendemain il nous en avoue les raisons : Avec l’âge, sa vue baisse et son stress augmente !
Pourvu que je connaisse l’inverse !
Imaginez mon stress augmentant avec l’âge !!!

Il nous apprend également que, depuis l’Australie, il a rangé définitivement son pavillon américain. Adorant les rencontres, l’a priori sur leur nationalité nuisait à celles-ci.
Dommage car ces gens semblent charmants et, après un tel voyage, ont certainement beaucoup de choses à raconter.

Après cette nuit mouvementée, certains sont épuisés…  

… d’autres ont bien dormi,… comme d’hab.!!!

Quant au Capitaine, il lui suffira de reprendre la mer pour se refaire une santé.

3ème escale :
Cala Mondrago

Nous sommes le 28 juillet. La cala Mondrago sera notre dernière escale avant notre traversée sur Ibiza.
Malgré l’invasion des plaisanciers toujours dans la même tranche horaire, cette belle cala est plutôt plus calme que les autres, … quoique...

Les joies de la plaisance en juillet - août !!! 

 Inutile de préciser que nous n’irons pas à la plage !

Nous nous faisons roulés toute la nuit par la houle et le ressac sur les rochers. 
Pas grave! Nous dormirons mieux demain ?!

Durant ces escales, nous croisons nombre de bateaux de plaisance.

Nous pouvons voir de belles embarcations

  comme celles-ci  

Mais nous pouvons aussi voir ceci :

«Ils furent tout heureux que nous prenions en photo leur vilain petit joujou !»

ou encore cela :

«Nous avons eu la joie d’admirer cet équipage, aux shorts assortis à la coque (beurk!), se grattant l’entre jambe à souhait... tout en nous regardant!»


Ah ! Les goûts et les couleurs,… ça ne se discute vraiment pas !

Bon, mais c’est pas tout ça. On n’habite pas ici nous !
. . .

Nous traversons vers Ibiza. Nous sommes le samedi 29 juillet. Il est 17h 30.
Si tout va bien nous y serons demain matin…

IBIZA

Nous passons le Cap Salinas.
Adieu Mallorca.

Il fait toujours aussi chaud. Parfois le cockpit est en proie à l’euphorie collective devenant, selon l’humeur,
studio photo,          
... salon de maquillage,   ... ou piste de danse. 

 

Dimanche 30 juillet, 10h30, nous passons devant l’îlot Tagomago, au nord d’Ibiza.

   

Le nom fait rêver, on se croirait dans le Pacifique… un jour peut-être…

Petit mouillage pour nous reposer de cette nuit de navigation au moteur, pas très fatigante puisque Candice, notre oiseau de nuit, a comme chaque fois assuré la veille.
Ballade en annexe et baignade devant une petite plage déserte, dans une eau turquoise digne des Antilles, avant de rejoindre Formentera.
Escale à Formentera.

L’arrivée réclame la plus grande attention. Nous circulons sur une véritable autoroute.

Et c’est le moment que choisissent nos drosses neuves pour nous lâcher de nouveau !!! (Un serre câble coincé s’est desserré).
Nous installons la barre franche, priant pour que les câbles ne se coincent pas sous les poulies…

Nous jetons l’ancre devant la plage de l’îlot Espalmador.
L’endroit est beaucoup plus peuplé que l’an dernier, nous rappelant que nous sommes en pleine saison touristique. Mais ici, aucun jet-ski ou autre nuisance sonore.

Chacun mouille à 1 mètre du voisin mais en toute sérénité.

Un service « in bord » semble également très bien organisé. De charmantes personnes vous abordent chaque soir, proposant «bred, ice cream,…», et autres menus à des prix exorbitants !

Allez Rémy ! Tu as bien autre chose à faire qu’admirer la musculature de cette jeune femme !
... Derrière la plage, il suffit de traverser la lande pour apprécier un bain d’argile soufré des plus bénéfiques paraît-il…
Rémy l’a voulu, nous l’avons fait… Enfin, moi, je me suis contentée de me badigeonner tandis que lui se prélassait dans cette mare verdâtre.

Finalement, il faut avouer que la sensation procurée par ce gommage des plus efficaces est très agréable et cette argile vous donne la peau douce comme celle d’un bébé !!!
«L’incroyable Hulk rencontre une extra-terrestre !»
… bientôt sur vos écrans !
. . .

Lundi 31 juillet 2006

Ce jour sera inscrit comme un grand jour de tristesse pour l’équipage de Vent de Folie.

Ce soir, Fangio nous a quittés.

Depuis 16 ans, ce matou calme et très affectueux faisait partie de la famille.
Collant au possible, il honorait chaque invité de sa présence en s’installant sur ses genoux (qu’il le veuille ou non !) et a su séduire les plus réticents à la race féline.

Nous n’avons jamais imaginé ce voyage sans lui. La séparation lui aurait été fatale et il nous aurait trop manqué.
Nous allons devoir, désormais, nous habituer à son absence et celle-ci provoque déjà un grand vide.

Adieu Fangio. Tu feras, à jamais, partie de ce voyage.

. . .

Kundalini et Kyrimba sont à Formentera, prêts à quitter les Baléares.
Nous allons les rejoindre pour une une soirée spaghettis suivie d’un succulent dessert (au coco) comme sait les concocter Aline.
La digestion s’avèrera difficile. Nous sommes ballotés par la houle.

Après cette nuit agitée, nous repartons à Espalmador.

Malgré la densité de bateaux, cet endroit est vraiment magnifique.

L’îlot demeure sauvage et cette jolie maison, où nous passerions bien quelques temps, se fond parfaitement dans le paysage.

Cette nuit un bel orage a contraint tout le mouillage à veiller.

Dès l’aube aux couleurs splendides, certains prennent la fuite nous laissant jouir de la quiétude de ce petit paradis.

  Alors que Vent de Folie se balance doucement,

nous pouvons allons marcher dans la lande.
Samedi 5 août. Rémy est aux aguets. Une tornade vient de passer sur Sant Antoni (près d’Ibiza). Toutes les 5 minutes, il fait le «pied de grue» sur le pont. «Rien à l’horizon !».
Elle semble nous avoir oubliés. Ouf !
Je l’ai souvent dit mais je tiens à ce que vous ne l’oubliez point :
«C’est trêês éprouvant la vie de marin…
N’est-il paaas ?»
Allez, à la vôtre !!!

Après une dernière baignade dans cette eau turquoise (et un dernier adieu à notre petit compagnon), il est 19 heures, lorsque nous partons.

Dans 85 milles (environ 17 heures), nous serons à Alicante, plus précisément à El Campello, où une bonne douche et une bonne paella nous attendent chez nos amis Richard et Carmen (hélas sans Fangio qui ne reverra pas son gentil vétérinaire! - Dr COTTIER à El Campello pour ceux qui passeraient par là avec un animal.)


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